« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Cette phrase de Jacques Chirac, Président de la République de 1995 à 2007, a été prononcée en 2002 lors du sommet de la Terre de Johannesburg en Afrique du Sud. Elle exprime bien l’urgence des effets du dérèglement climatique et le manque de considération de ce sujet, du défi le plus important de l’humanité.
Le dérèglement climatique est une transformation profonde et globale du climat, et ni un effet de mode, ni seulement une variation météorologique. Le constat est fait, à travers le monde par les scientifiques, d’une augmentation générale des températures moyennes depuis plus d’un siècle. Bien que causées par l’anthropisation (transformation de milieux naturels sous l’action de l’être humain), ces transformations, ces effets, modifient notamment les écosystèmes dans lesquels nous vivons toutes et tous.
Pour une grande partie de la population mondiale, le « réchauffement » climatique est perçu comme une simple augmentation des températures dans l’atmosphère. Mais, les conséquences issues de ce réchauffement climatique sont bien plus complexes, et graves. Les températures augmentent dans l’atmosphère mais inégalement sur la planète et certaines régions subissent donc plus de conséquences.
Qui n’a jamais entendu parler des glaciers qui fondent à vitesse grand V ? À l’échelle global de la terre, ils perdent en moyenne tous les ans près de 267 millards de tonnes de glace. Cette fonte provoque, entre autres, une augmentation du niveau de la mer et menace d’inondations toutes les zones côtières, les îles basses et les villes du littorales.
C’est cinq dernières années, nous avons toutes et tous constaté la multiplication des évènements météorologies extrêmes : canicules, sécheresses, inondations, tempêtes et ouragans. Les manifestions des effets du dérèglement perturbent l’agriculture, provoque des pertes humaines et matérielles, aggravent les crises humanitaires et se multiplier les migrations de population à travers le monde.
Un véritable cercle vicieux ! Le réchauffement climatique bouleverse les cycles naturels et humains, créent un effet domino, les conséquences se renforçant entre elles.
L’organisation des nations unis (ONU) décide, en 1988, de mettre en place le groupe d’expert intergouvernemental sur le climat (GIEC). Ce groupe, composé de 191 scientifiques, est chargé de valoriser les connaissances acquises de l’évolution du climat, ses causes et ses impacts actuels et à venir. Le GIEC élabore des rapports qui envisagent différentes possibilités pour limiter l’ampleur du réchauffement et la gravité de ses effets. Cette production scientifique est au cœur des négociations internationales sur le climat.
L’ONU met également en place annuellement des conférences des parties (COP) qui réunissent la plupart des pays. Ensemble, ils mettent la question du climat au centre des décisions politiques. Les rapports du GIEC y sont exploités et permettent parfois aux puissances de se mettre d’accord sur des objectifs. À la COP de Paris en 2015, tous les pays se sont engagés à limiter le réchauffement climatique sous le palier des 2°C d’ici 2030. Celui-ci a malheureusement déjà été franchi en 2025.
Les Etats sont des acteurs essentiels dans la lutte contre le réchauffement climatique. De la volonté de chaque état et de la mobilisation de sa société, dépend l’efficacité des accords signés pendant les COP. Depuis la prise de conscience du dérèglement climatique, les états et les sociétés ont essayer de se coordonner pour trouver des solutions. Mais plus le temps avance, plus le sujet du climat divise les acteurs. A telle point qu’aucune décision prise lors des COP ne puisse aboutir réellement.
Dans un monde de plus en plus instable, les acteurs ont beaucoup de mal à trouver ensemble des solutions durables partagées. Alors « pourrons-nous enfin combattre ensemble le réchauffement climatique » ? C’est le défi majeur pour la survie de l’humanité.
LB



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