Chat alors!

Tout commence dans une jolie petite maison campagnarde au mois de juin durant une belle soirée d’été. Les oiseaux s’endorment paisiblement les papillons se laissent porter par le vent tiède et les lézards profitent des derniers rayons de soleil. Tout est si calme, si paisible…

Oh non! C’est pas vrai il est déjà 20h ?! Moi qui croyais que j’allais être à l’heure pour une fois …

Salut! Moi, c’est Lilas. J’ai 15ans et j’habite à Cordes-sur-Ciel, à environs 3 kilomètres de chez ma grand -mère . Aujourd’hui, comme tous les vendredis soir , je dois aller dîner chez ma grand-mère et comme d’habitude je suis super en retard.

Je me mets donc à courir pour rattraper mon retard et arrive enfin devant la maison, toute essoufflée. Je sonne à la porte, et immédiatement une jolie musique se fit entendre dans la maison.

-Voilà, voilà ,j’arrive! dit-une vielle voix étouffée par la porte d’entrée.

Ma grand-mère, que tout le monde appelle mamie Lucie,(bon son vrai prénom c’est Lucienne, mais tout le monde trouve que «mamie Lucie» ça sonne beaucoup mieux que «mamie Lucienne».) apparut devant l’entrée vêtue d’une longue robe de maison et d’un tablier où il est écrit «I’m the best grandmother».

-Bonjour mamie ! Excuse-moi, je suis encore retard! dit-je alors que j’étais encore en train de reprendre mon souffle.

-Enfin, ça fait bien une heure que je t’attend! Me répondit ma grand-mère d’un ton mi-figue mi raisin. Tu devrais faire plus attention à l’heure, un de ces jours, je vais finir par croire que tu détestes cet endroit.

Moi, détester cette endroit? Comment je pourrais détester un endroit dans lequel j’ai passé toute mon enfance? Bien au contraire, j ’adore venir ici . C’est tellement agréable d’être ici que, parfois j’ai la sensation d’être dans un autre monde, où tout n’est que douceur et bonne humeur.

J’entre dans le vestibule dont les murs sont décorés de quelques vieux tableaux. À côté de la porte d’entrée se trouve un piano sur lequel est posé un portrait de Papy et Mamie, pris le jour de leur mariage. Je ne me souviens plus très bien de l’apparence de mon grand-père, mais je me rappelle que, quand j’étais petite, il avait toujours un bonbon pour moi.

Malheureusement, il est mort d’un cancer alors que je n’avais que huit ans. Il s’appelait Richard Burgaest . Il faisait beaucoup de blagues et, même si parfois il répétait toujours les mêmes, on ne s’ennuyait jamais avec lui. Il racontait aussi énormément d’histoires. Un jour, par exemple, il m’a raconté l’histoire d’une petite fille qui réussissait à sauver sa mère grâce à un génie sorti de nulle part. Il décrivait tout dans les moindres détails, comme s’il avait réellement vécu l’histoire. Il avait un talent de narrateur exceptionnel. D’ailleurs, je suis sûre que s’il l’avait voulu, il aurait pu faire carrière en tant qu’écrivain.

La maison dans laquelle lui et Mamie se sont installés est composée de trois chambres, d’une cuisine, d’un grand salon et d’une salle de bain. Dans chaque pièce, il y a au moins deux ou trois chats. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment Mamie Lucie parvient à s’occuper de tous ces chats ! C’est vrai qu’ils sont tous adorables et magnifiques, mais il doit bien y en avoir au moins dix-huit dans cette maison ! La première fois que je suis venue ici, alors que je n’avais que quatre ans, j’étais tellement impressionnée que j’ai demandé à ma mère : « Maman, c’est la maison de Mamie ou celle des chats ? »
Elle m’avait répondu en riant : « Ça, c’est une très bonne question, ma chérie ! »
Mais avec le temps, j’ai fini par m’y habituer.

Mamie Lucie me conduit dans la cuisine. À l’intérieur, règne une irrésistible odeur de gratin dauphinois et de steak haché.

[à suivre]

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